Civilisations Disparues : Inca et dieu solaire

Notre prochaine anthologie diffère légèrement des précédentes puisqu’elle s’ouvre aux adolescents et vous propose un tour du monde des croyances enfouies, mais toujours vivaces dans les esprits. Chaque nouvelle est accompagnée d’un petit texte explicatif que nous  vous partagerons tout au long de notre campagne Ulule qui prend fin ce soir. Sur la couverture, les Incas sont à l’honneur. Il fallait bien que le dernier texte que nous vous proposions pour clore la campagne leur soit dédié !

Jeanne Sélène a toujours eu un faible pour les lamas, au point d’en posséder un dans son propre jardin. C’est par leur biais qu’elle s’est passionnée pour les civilisations de la Cordillère des Andes et plus particulièrement pour les Incas. Ce peuple offre une richesse tant du côté de ses mythes fondateurs, de sa culture, de son artisanat que de son architecture.

Si l’on en croit la légende, le premier Inca, Manco Capac, a été créé par Viracocha, dieu de la foudre et des tempêtes, et son fils Inti, manifestation divine du soleil. Il serait sorti du lac Titicaca avec sa sœur-épouse, Mama Ocllo, pour apporter la civilisation aux hommes après un grand déluge qui aurait tout dévasté. Impressionnant par sa taille, le lac Titicaca est aussi le plus haut navigable au monde. Il culmine à 3812m d’altitude.
Lors de leur arrivée au XIIIème siècle à Cuzco, dans l’actuel Pérou, les Incas n’étaient qu’une petite tribu parmi d’autres. En seulement trois siècles, l’empire Inca devint l’un des plus grands royaumes de l’Amérique pré-colombienne. Ce n’est qu’avec l’arrivée des conquistadors espagnols qu’il amorça un déclin rapide tant lié à la guerre, à ses pillages et à ses massacres qu’aux maladies nouvelles apportées par les étrangers.

Contrairement aux Mayas, les Incas ne disposaient pas d’une écriture, ils ont pourtant su concevoir de véritables monuments architecturaux capables de résister à de violents séismes, dont l’impressionnant Temple du Soleil de Cuzco ou la forteresse d’Ollantaytambo. Si de telles constructions ont été possibles, c’est peut-être grâce aux excellentes connaissances en mathématiques dont ils disposaient. À titre d’exemple, ils utilisaient un système de numération décimal semblable au nôtre.
Leur artisanat était également d’une grande finesse, notamment au niveau des bijoux et du tissage. La laine des lamas et des alpagas était la plus utilisée.
Cette culture, arrosée d’un soupçon de sacrifices humains, est un beau point de départ pour une histoire fantastique. Afin de l’ancrer davantage dans notre réalité, Jeanne Sélène l’a mise en perspective avec une autre « culture » presque oubliée : celle des mineurs et du charbon.